mercredi 30 septembre 2009
Ligue au Monteynard : premiers résultats en ligne
Les premiers résultats (ou les résultats des premiers) de la régate de ce week-end au Monteynard sont en ligne sur le site de l'ASPTT :
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lundi 28 septembre 2009
Salut, Gaëlle, comment as-tu découvert la planche?

J'ai 14 ans, même si tout le monde dit que je ne les fais pas.
J'ai commencé il y a six mois, à la fête du nautisme.
J'avais attaqué par le catamaran, mais je suis tout de suite passée à la planche.
C'est marrant, parce qu'après coup mes parents m'ont dit qu'ils avaient eux-même fait de la planche.
Maintenant, je suis en "perfectionnement".
Et à côté?
Je suis en 3ème à La Salle à la Croix-Rousse, dans le même collège que Cécile qui est en école de sport. Et je suis la voisine de Robin qui est en équipe de région.
J'ai un niveau trop bas. Ils parlent toujours de trucs super-compliqués, je n'arrive pas à les suivre. Bon, ça commence, mais c'est encore moyen.
Alors, ce nouveau club?
Ici tout est différent de ce que je connaissais, par exemple au tennis l'an dernier. On est toujours bien accueilli et il y a de la convivialité pendant toute la journée.
On n'est pas obligés de vouvoyer les entraîneurs. Quand j'en parle au Collège, j'appelle Julie mon "prof", mais ici on se fait la bise.
Et puis ici, on ne te juge pas. Quand c'est bien, on te le dit, et quand c'est dur ou qu'on se ramasse, on n'est pas méchant avec toi et on t'aide.
Et plus tard?
J'ai un tout petit frère. Tout le monde dit que je suis son idole.
Et un trés grand frère, avec lequel j'ai une très grande complicité.D'ailleurs, je veux être commerciale plus tard, comme lui: parce que je parle beaucoup, et que j'arrive toujours à mes fins.
jeudi 24 septembre 2009
Dur dur d'être ER!
Eux aussi ont leurs moments d'angoisse, de souffrance, de faiblesse face à la dureté des éléments... mais c'est leur détermination qui fait d'eux des champions! L'Equipe Régionale (ER) remporte la 2è place de la journée du jeune régatier de samedi dernier.
Notre photographe a profité de la journée pour les surprendre dans leurs moments difficiles sur nova avec 3,6m²...
dimanche 20 septembre 2009
Régate de Monteynard
ouverte à l'école de sport et à l'équipe de région,
qui donnera des points aux enfants et à l'équipe
Programme du stage samedi:
rendez-vous 8 heures (chargement) pour l'équipe de région
départ prévu vers 8 heures 30 pour tous
journée: entraînement sur le site de Monteynard
samedi soir, hébergement possible:
Camping d'herbelon
38650 TREFFORT
04 76 34 05 47
info@camping-dherbelon.com
dimanche:
régates à partir de 10 heures
le retour à la Base de voile est prévu vers 19 h (déchargement du matériel)
ne pas oublier de signer les autorisations de transport et de régate. Ne pas oublier le pic nic du samedi midi et des barres de céréales pour les coups de pompe, duvet, matelas et vêtement chaud.
les prochaines régates:
• les 3 et 4 octobre: Régate sélective interligue (2,83) pour l'équipe régionale
• le 17 octobre à Bourg-en-Bresse: Régate sélective de Ligue pour tous: école de voile, école de sport, équipe de région
Dictionnaire Planchou-Français
Elle ressemble au français, elle ressemble à l'anglais, mais restons clairs : c'est bel et bien une langue à part entière.
Voici un petit lexique qui vous aidera à vous y retrouver.
Carton (ou parfois cartouche) : LA Grande Quête du planchiste. Du vent, trop de vent. Mot utilisé dès que "ça plane" vraiment (voir plus bas), en général au dessus de 20 noeuds en nos contrées. Au delà de 30, on passe au "gros carton", celui dans lequel le planchiste se fait "secouer"... et rentre radieux sur le quai.
Pétole : LA Grande Peur du planchiste. Absence de vent. Ne pas confondre la pétole du planchiste avec celle du voileux : le voileux a pétole lorsqu'il n'avance pas (absence totale de vent). Le planchiste, lorsqu'il ne plane pas!
Planning : Moment de jubilation suprême. La planche décolle, rebondit sur l'eau au lieu de glisser dedans.
Noeud : unité de mesure de la vitesse dans le monde marin (vitesse du vent, vitesse d'une planche...). 1 noeud = 1 mille nautique / heure, soit 1,852 km/h. Le record de vitesse d'une planche est à 50 noeuds : faites le calcul ! (NB : abréviations française : nd, abréviation anglaise, très utilisée : kt, pour knot)
Windguru : site le plus célèbre pour la prévision du vent. Il parle en noeuds.
Harnais : Ceinture munie d'un crochet grâce à laquelle le planchiste aux bras fatigués peut s'accrocher à sa voile et se suspendre dessous pour mieux la tenir.
Straps (footstraps) : sangles rigides fixées sur le flotteur pour que le planchiste puisse y glisser ses pieds et faire corps avec le flotteur (ou simplement éviter de glisser dessus!)
Wish (wishbone) : c'est un os de poulet. L'os du guidon, celui que l'on casse en faisant un voeu! Sa forme ressemble tellement à la poignée qui sert au planchiste à tenir sa voile, qu'on a gardé ce petit nom! Attention : le planchiste qui casse son wish ne fait plus de voeux, mis à part celui d'avoir assez d'argent pour s'en racheter un. Comme quoi, les traditions se perdent...
Tireveille : corde reliant le wish au bout de la voile pour la sortir de l'eau.
Beachstart : technique esthétique pour partir naviguer sans avoir à se servir du tireveille, celui-ci étant aussi pratique qu'inesthétique. Le planchiste, debout dans l'eau, tient sa voile au dessus de sa tête et profitera d'une "risée" pour se faire lever sur sa planche par la voile et partir.
Waterstart : la même chose, mais le départ se fait en eau profonde.
Risée : coup de vent plus fort que les autres. Se décline en "risette" lorsqu'il y a pétole, et en "claque" dans le carton. La "rafale", même chose, est un mot de terrien.
Virement : demi-tour face au vent.
Empannage : demi-tour dos au vent.
Jibe : demi-tour dos au vent au planning (figure repérable facilement du bord : le jibe est très rapide, et la voile "tourne" sur elle-même).
Pomping : fait de "secouer" la voile de manière à créer artificiellement du vent dedans, pour aller plus vite, pour donner de la relance, pour planner plus vite...
Gréer : préparer son matos
Matos : matériel du planchiste
Dégueuler : lorsque le haut de la voile semble flasque, détendu... réglage fait pour réduire la puissance de la voile et amortir les risées, donc pour tenir avec le même matos, mais dans plus de vent.
Funboard : petit flotteur léger, sans dérive, utilisé uniquement dans le vent (lorsque ça plane).
Raceboard : la fameuse "293" en est un, un flotteur avec dérive conçu pour la compétition.
Litres : "volume" du flotteur. Correspond au nombre de litres d'eau que le flotteur peut déplacer, donc au poids qu'il peut supporter, avant de couler (la poussée d'Archimède, ça vous dit quelque chose?!). A titre indicatif : la 293 fait 205 litres, un funboard moins de 150, les petits flotteurs de "wave" (vague) moins de 90.
mercredi 9 septembre 2009
Chronologie d'une gamelle
Prenez tout d'abord un planchiste aux veines pleines d'adrénaline. Popio en l'occurrence
Stratégiquement, disposez autour de lui des observateurs (spectateurs terriens, appareils-photos, entraîneurs sur l'eau...)
Puis laissez-faire. Sous l'oeil de l'entraîneur hilare, le jibe sera tenté... mais la prise de carre un peu trop exagérée
Baignade obligée. Pendant ce temps, préparez les éléments dont vous aurez besoin pour décider d'une note artistique : flotteur retourné, baignade intégrale...
Durant la remise à flot, confrontez votre jugement aux autres jibes proposés par des amateurs externes...
Revenez à votre freestyleur : jibe loupé, mais il tente désormais le water-start
Tenez-en compte : beauté du geste, rapidité d'exécution, départ au harnais et dans les straps...
A vous, lecteur-jury, de noter ce concurrent : n'hésitez pas à rendre votre jugement dans les commentaires!Perso, je lui attribuerai un 9/10 : la perfection est proche, le rattrapage par le water-start est beau, mais mon appareil photos regrette l'absence de vol plané dans la chute.
Fête du Nautisme 2009 : en souvenir d'un beau "carton"!

On s'en souvient encore : le vent de la fête du Nautisme... on en a eu, un peu, beaucoup, plus de 25 noeuds à midi...
C'est un moment que le planchiste connaît bien. Un coup d'oeil sur l'eau, et il voit un mouton. Il regarde encore, en voit d'autres. Tétanisé : il regarde l'eau se noircir, se rider, le clapot monter, la surface blanchir,... Il ne bouge pas : un doute? C'est juste une risée? Ca tiendra le temps que je gréée? Ca va planer?
Un sursaut : il est sûr. On le voit alors courir, possédé, vers "Léo", le local de l'équipe régionale.
Funs, petites toiles : on sort tous les jouets, et vite, très vite, on assemble tout ça pour aller en profiter.
Il est monté le vent, et il a bien tenu, jusqu'au soir : mieux que Walibi sur l'eau, et des images qui font rêver les spectateurs restés sur le quai!
dimanche 6 septembre 2009
C'est déjà toute une histoire !
C'est l'histoire des planchistes, cette espèce particulière de navigateurs qui est debout sur l'eau et qui, avec sa petite voile, va bien plus vite que le marin traditionnel. Rappelez-vous, ou demandez à Julio qu'il vous le rappelle : il y a 1 an 1/2, début 2008, ils étaient 4. Aujourd'hui, on compte 4 niveaux différents, et 6 groupes. Ils sont au total plus d'une trentaine d'irréductibles planchistes.
C'est l'histoire de ces 4 "anciens", qui nous rapportent des médailles aux Championnats de France et tracent la route pour toute la garnison qui arrive.
C'est aussi l'histoire de cette garnison qui va découvrir, cette année, la navigation sur d'autres plans d'eau, la confrontation avec les autres équipes de la région, les stages en mer...
C'est aussi l'histoire de leurs entraîneurs qui, tout fiers, veulent en parler, de leurs petits protégés
C'est enfin l'histoire d'une ambiance, celle de la base, celle de la grande famille des "planchous", celle des copains, celle du planchiste qui finit souvent dans des situations impossibles quand il décide de naviguer assis ou, pire, sur un kayak... cette ambiance au-delà de l'entraînement qui fait qu'on a bien (trop) souvent du mal à la quitter, le soir, quand l'heure nous dit de retourner à une occupation normale, de terrien.




