Eh oui, quand on apprend la planche, on apprend avant tout une nouvelle langue : le Planchou.
Elle ressemble au français, elle ressemble à l'anglais, mais restons clairs : c'est bel et bien une langue à part entière.
Voici un petit lexique qui vous aidera à vous y retrouver.
Carton (ou parfois cartouche) : LA Grande Quête du planchiste. Du vent, trop de vent. Mot utilisé dès que "ça plane" vraiment (voir plus bas), en général au dessus de 20 noeuds en nos contrées. Au delà de 30, on passe au "gros carton", celui dans lequel le planchiste se fait "secouer"... et rentre radieux sur le quai.
Pétole : LA Grande Peur du planchiste. Absence de vent. Ne pas confondre la pétole du planchiste avec celle du voileux : le voileux a pétole lorsqu'il n'avance pas (absence totale de vent). Le planchiste, lorsqu'il ne plane pas!
Planning : Moment de jubilation suprême. La planche décolle, rebondit sur l'eau au lieu de glisser dedans.
Noeud : unité de mesure de la vitesse dans le monde marin (vitesse du vent, vitesse d'une planche...). 1 noeud = 1 mille nautique / heure, soit 1,852 km/h. Le record de vitesse d'une planche est à 50 noeuds : faites le calcul ! (NB : abréviations française : nd, abréviation anglaise, très utilisée : kt, pour knot)
Windguru : site le plus célèbre pour la prévision du vent. Il parle en noeuds.
Harnais : Ceinture munie d'un crochet grâce à laquelle le planchiste aux bras fatigués peut s'accrocher à sa voile et se suspendre dessous pour mieux la tenir.
Straps (footstraps) : sangles rigides fixées sur le flotteur pour que le planchiste puisse y glisser ses pieds et faire corps avec le flotteur (ou simplement éviter de glisser dessus!)
Wish (wishbone) : c'est un os de poulet. L'os du guidon, celui que l'on casse en faisant un voeu! Sa forme ressemble tellement à la poignée qui sert au planchiste à tenir sa voile, qu'on a gardé ce petit nom! Attention : le planchiste qui casse son wish ne fait plus de voeux, mis à part celui d'avoir assez d'argent pour s'en racheter un. Comme quoi, les traditions se perdent...
Tireveille : corde reliant le wish au bout de la voile pour la sortir de l'eau.
Beachstart : technique esthétique pour partir naviguer sans avoir à se servir du tireveille, celui-ci étant aussi pratique qu'inesthétique. Le planchiste, debout dans l'eau, tient sa voile au dessus de sa tête et profitera d'une "risée" pour se faire lever sur sa planche par la voile et partir.
Waterstart : la même chose, mais le départ se fait en eau profonde.
Risée : coup de vent plus fort que les autres. Se décline en "risette" lorsqu'il y a pétole, et en "claque" dans le carton. La "rafale", même chose, est un mot de terrien.
Virement : demi-tour face au vent.
Empannage : demi-tour dos au vent.
Jibe : demi-tour dos au vent au planning (figure repérable facilement du bord : le jibe est très rapide, et la voile "tourne" sur elle-même).
Pomping : fait de "secouer" la voile de manière à créer artificiellement du vent dedans, pour aller plus vite, pour donner de la relance, pour planner plus vite...
Gréer : préparer son matos
Matos : matériel du planchiste
Dégueuler : lorsque le haut de la voile semble flasque, détendu... réglage fait pour réduire la puissance de la voile et amortir les risées, donc pour tenir avec le même matos, mais dans plus de vent.
Funboard : petit flotteur léger, sans dérive, utilisé uniquement dans le vent (lorsque ça plane).
Raceboard : la fameuse "293" en est un, un flotteur avec dérive conçu pour la compétition.
Litres : "volume" du flotteur. Correspond au nombre de litres d'eau que le flotteur peut déplacer, donc au poids qu'il peut supporter, avant de couler (la poussée d'Archimède, ça vous dit quelque chose?!). A titre indicatif : la 293 fait 205 litres, un funboard moins de 150, les petits flotteurs de "wave" (vague) moins de 90.
dimanche 20 septembre 2009
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